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Dermatite estivale récidivante : un fléau saisonnier

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La dermatite estivale, fléau du cheval, par Voyages à Cheval

Réaction d’hypersensibilité saisonnière aux piqûres d’insectes, la dermite ou dermatite estivale récidivante est la dermite allergique la plus courante chez le cheval. L’absence de test diagnostic et de thérapeutique spécifique donne tout son sens à la prévention, à savoir la lutte contre les insectes responsables de cette affection allergique chronique.

L’été, les insectes sont la bête noire des équidés et de leurs cavaliers. Certains encore plus que d’autres. C’est le cas de petits moucherons piqueurs appelés culicoïdes et agents de la dermatite ou dermite estivale récidivante ou plus simplement Dere. Certains équidés sont en effet allergiques à la piqûre de ces insectes et développent des réactions cutanées parfois importantes.

Avec, selon les études, entre 5 et 10 % des chevaux et poneys atteints en France, cette maladie figure en bonne place dans le top dix de la dermatologie équine.

Il s’agit d’une forme particulière d’un phénomène allergique.

C’est une maladie saisonnière qui apparaît au printemps, plus ou moins précocement selon les années, et se maintient durant toute la période estivale. Toutefois, chez les chevaux très atteints, l’affection peut se pérenniser avec des lésions permanentes.

Logiquement, les chevaux qui vivent en extérieur et donc un grand nombre de chevaux de randonnée sont plus à risque.

Connue depuis 1937

Cette dermatose est connue depuis 1937 sous de nombreuses appellations : dermatite ou dermite estivale récidivante, « ardeurs », gale d’été, DHPC, sweet itch, summer eczema…

Elle touche uniquement les équidés avec des différences de sensibilité selon les individus. C’est pourquoi on a évoqué un critère génétique avec des lignées de chevaux plus sensibles et donc touchées par la maladie.

Traitement de la dermatite estivale du cheval, par Voyages à Cheval
Traitement de la dermatite estivale du cheval.

On ne décrit pas de prédisposition raciale (même si certains auteurs ont évoqué une prédisposition entre autres des traits bretons, shetlands, chevaux islandais et frisons) mais on parle plutôt de lignées touchées. Il est donc généralement recommandé de retirer les chevaux atteints de Dere de la reproduction.

On connaît d’autres facteurs de risque à la maladie : hébergement des chevaux dans des milieux favorables à la vie et la reproduction des parasites agents de la Dere, comme des prés abrités, un environnement humide (les culicoïdes ayant besoin d’un milieu humide pour se reproduire) plutôt qu’à la montagne ou en bord de mer où le climat venteux est défavorable à ces insectes volants.

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